Royal, unstoppable 4 juillet 2008
Merci Mme. Royal. Oui vraiment merci de nous ouvrir les yeux et de nous montrer la chance qu’on a de ne pas vous avoir comme président.

Article du 20Minutes :
Alors que la classe politique avait montré son union autour de la libération d’Ingrid Betancourt, mercredi, l’heure est désormais à la polémique, après la libération d’Ingrid Betancourt, mercredi, l’heure est désormais au règlement de compte.
«Tout le monde le sait, c’est une opération colombienne rondement menée qui a bien marché, qui prouve que les négociations avec les Farc étaient inutiles et n’avaient débouché sur rien», a estimé jeudi Ségolène Royal, en visite à Québec, affirmant qu’«une récupération politique serait décalée».
«Politiciens secondaires»
«Je trouve que c’est un manque de dignité totale, a réagi François Fillon, au Canada également. Elle aurait dû écouter François Hollande qui s’est comporté plus en homme d’Etat.» Et d’ajouter, moqueur: «Elle était comme une petite fille dans une cour de récréation.»
«Je ne pense pas que le besoin de se faire voir politiquement justifie un tel jugement», a répliqué Rama Yade, jeudi sur LCI. «Ségolène Royal se croit toujours en campagne. Les Français ne seront pas dupes de cette stratégie politicienne», a ajouté la secrétaire d’Etat chargée des droits de l’homme.
L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin y a également été de son commentaire, estimant que les propos de la socialiste relevaient «de polémiques secondaires dignes de politiciens secondaires» et «d’agitation politique».
Ségolène Royal est même critiquée par ses pairs. Le député PS Philippe Martin, également président du conseil général du Gers, juge ses propos «assez tristes et un peu consternants». «On veut pouvoir avoir l’air d’être le premier opposant à Nicolas Sarkozy mais il y a d’autres sujets sur lesquels on peut s’exprimer avec plus de véracité», a-t-il estimé. Et d’ajouter: «Qu’on le veuille ou non, les appels qu’il a pu faire passer, parfois par Radio France Internationale, la mobilisation qu’il a entretenue en France ne sont pas de nature à faire l’objet d’une critique».
Les personnalités de droite ont même reçus un allié issu des rangs de la gauche pour dénoncer les propos de Royal. Dans un communiqué, l’ancien ministre Jack Lang a estimé vendredi que «minimiser» le rôle de Nicolas Sarkozy dans la libération d’Ingrid Betancourt relevait d’une «rare mesquinerie et d’un manque d’élégance morale». « Pour avoir personnellement participé à l’Elysée, en décembre dernier, à une rencontre entre le président Sarkozy et le président Chavez, je peux témoigner que le président français n’a pas ménagé sa peine pour arracher Ingrid Betancourt à ses geôliers », a-t-il ajouté.







